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Guerre Twitter / Trump : la plateforme passe à la vitesse supérieure en masquant un tweet du président

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Le réseau social a décidé ce vendredi de masquer par défaut un message du milliardaire américain en le signalant pour “glorification de la violence”. Mardi, pour la première fois, Twitter s’attaquait aux publications de Donald Trump en suggérant que celles-ci relevaient de la désinformation.

Twitter n’avait manifestement pas dit son dernier mot. Ce vendredi, le réseau social s’en est de nouveau pris à une publication de Donald Trump. Le milliardaire républicain aux 80 millions d’abonnés a vu l’un de ses tweets masqué par défaut et remplacé par un message signalant une “glorification de la violence”. Retour en trois actes sur la passe d’armes entre le président et le réseau social américain cette semaine.

Acte I : un tweet de Trump signalé comme mensonger

Mardi, le réseau social américain aux 300 millions d’utilisateurs appose une mention sous deux tweets de Donald Trump. “Vérifiez les faits”, peut-on lire sous des messages dans lesquels le locataire de la Maison-Blanche affirme que le vote par correspondance est nécessairement “frauduleux” et entrainerait des “élections truquées”

Le président ne cesse de répéter cette affirmation, alors que, face à la pandémie de Covid-19 et en cette année électorale, de nombreux États américains envisagent d’étendre ce mode de scrutin pour éviter le risque de contagion. Les liens amènent vers une page de fact checking, elle-même renvoyant vers des articles de CNN, NBC, ou encore du Washington post.

C’est une première pour Twitter, souvent taxé de laxisme face aux propos tenus sur sa plateforme.

Acte 2 : menaces et riposte de Trump

L’intervention de Twitter n’a pas manqué de susciter le courroux du tempétueux milliardaire, qui a accusé la firme d’interférer dans la campagne américaine et promis de “réguler fortement ou de fermer” les réseaux sociaux.

Jeudi, Donald Trump a signé un décret visant à limiter la protection des réseaux sociaux et la protection dont ils bénéficient dans la modération de leurs contenus. “Nous sommes ici pour défendre la liberté d’expression face à un des pires dangers qui soit”, a-t-il lancé, estimant que les géants des technologies “ont le pouvoir non contrôlé de censurer, éditer, dissimuler ou modifier toute forme de communication entre des individus et de larges audiences publiques”.

Le décret est censé donner la possibilité de réguler une loi de 1996, pilier du fonctionnement des réseaux sociaux, qui offre à Facebook, Youtube, Twitter ou Google l’immunité contre toute poursuite judiciaire en lien avec des contenus publiés par des tiers, et leur donne la liberté d’intervenir sur leur plateforme comme bon leur semble. 

Cette passe d’armes n’a pas manqué de faire réagir les utilisateurs du réseau social. “Hey Twitter, ceci est une invitation à déménager en Allemagne ! Ici, vous êtes libre de critiquer le gouvernement et de combattre les fausses informations”, a notamment lancé un député allemand facétieux.

Acte 3 : Twitter signale un tweet de Trump pour “glorification de la violence”

Le bras de fer n’allait pas en rester là. Ce vendredi, un tweet du président américain a été masqué par défaut, remplacé par un signalement de la plateforme : “Ce tweet a enfreint les règles de Twitter relatives à la glorification de la violence. Toutefois, Twitter a déterminé que sa disponibilité peut présenter un intérêt pour le public”, peut-on lire.

L’internaute doit donc cliquer pour lire le message, dans lequel Donald Trump évoque les violences survenues à Minneapolis, après la mort d’un afro-américain lors d’une interpellation musclée. “Quand les pillages commencent, les tirs commencent”, met en garde le milliardaire républicain.

Les possibilités d’interagir avec le tweet en question sont par conséquent limitées : impossible de répondre ou de cliquer sur “J’aime”. Dans cette page, la plateforme justifie sa démarche, expliquant que même si une publication enfreint ses règles, elle peut décider de ne pas la supprimer lorsque “le contenu est d’intérêt public”, ce qui vaut notamment pour les “tweets d’élus et de représentants du gouvernement”. Dans ces rares cas, un message est alors accolé à la publication.

Donald Trump n’a pas tardé à réagir, toujours dans un tweet. “Twitter ne fait rien concernant les mensonges et la propagande diffusés par la Chine ou le parti démocrate de la gauche démocrate. Ils ciblent les Républicains, les conservateurs et le président des États-Unis”, fulmine le chef d’État, qui appelle à une révision des règles régissant les réseaux sociaux.

Source: franceinter.fr

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